Tout commence à 7h, heure du lever où la machine se met en marche: le lunch, les valises, le p'tit dej, la crème solaire... À 8h30, fin prêts, nous partons pour Hana. Après le sympatique village de Paia où plusieurs boutiques ont leurs affiches dans la belle langue de chez nous, nous nous trouvons sur une route à une voie. Des pancartes fort judicieuses indiquent de ne pas dépasser et c'est fort compréhensible; la route n'est que virages, têtes d'épingles, montées et descentes, comme des montagnes russes... en pire!
Il y a plusieurs endroits panoramiques où l'on peut admirer le paysage et, bien entendu, nous nous arrêtons partout. Et ça vaut la peine!
Les principales attractions de ce chemin de 34 miles sont les chutes d'eau. Nous en voyons une douzaine, de différents débits et de différentes envergures, parmi cette jungle tropicale. C'est très beau! Voici quelques chutes (les plus jolies, naturellement):
C'est bien difficile de croire que nous sommes aux États-Unis. Nous pourrions être à Samoa, en Côte d'Ivoire ou à Trinité-et-Tobago et nous serions entourés par le même genre d'environnement. Jamais cette nature verdoyante n'était, n'est et ne sera la première image qui me venait, vient et viendra à l'esprit en parlant de nos chers compatriotes du Sud.
Nous croisons quelques villages locaux qui semblent (j'insiste sur le verbe sembler) presque sympatiques et accueillants avec leurs pancartes de bienvenue si chaleureuses. L'ironie n'englobe surtout pas mes propos.
Puis, nous continuons notre périple. La plupart des touristes font un aller-retour à Hana dans la même journée et rentrent pour souper. Ils font quelques arrêts vite-vite, une couple de photos clic-clic et s'en retournent prestement vroum-vroum. Pas nous. Nous prévoyons coucher à Hana et revenir, sans 4x4, par la route du Sud non-pavée le lendemain.
Par conséquent, nous avons loué une maison dans les arbres qui, il faut le mentionner pour déculpabiliser, était présentée dans la revue touristique haut-de-gamme Conde Nast Traveller. Or, quelle n'est pas notre surprise de constater que cet endroit est non seulement bas-de-gamme, mais miteux et délabré. Aucune affiche nous renseigne sur l'endroit, mais nous avons des indications. La maison est carrément l'opposée de ce qu'ils décrivent sur leur site internet.
Je vous laisse mettre des images sur ces mots: mauvaises herbes partout, aucun entretien, des chaises brunes de saleté, des ustensiles sales qui traînent, 6 plaques de bois juxtaposés comme les legos d'un enfant de trois ans, des moustiquaires qui ne couvrent même pas les ouvertures au complet, un vieux matelas encastré dans un coin avec draps et couvertures tachés et un second matelas, moins large que moi, dans une espèce de mezzanine de 80 cm de hauteur. Bref, la décrépititude. La vraie. Les émotions déferlent sur nos visages comme un film en mode ralenti: surprise, déception, frustration. À leur paroxysme. Pas étonnant qu'ils voulaient qu'on les appellent 2h en avance mais, malheureusement pour eux, nous n'avions pas de signal. Maman les appelle dring dring, boîte vocale. Évidemment. Nous nous attendions à une expérience rustique, mais rien de nous annonçait cette infamie. Mais quelle arnaque! C'est un abus de confiance épouvantable.
La photo suivante n'y rend pas hommage, car elle est belle de loin, mais elle est loin d'être belle.
Comme on dit, c'est en forgeant qu'on devient forgeron. C'est en voyageant qu'on apprend (et qu'on se fait avoir).
Penauds, éreintés et découragés, nous décidons d'aller nous baigner à une plage de roches volcaniques et où le sable est noir.
5h pm. Papa est déterminé. Nous roulons à une vitesse hallucinante entre arbres, monts et vallées. Le toboggan de la mort est plus cruel que jamais. Je dors pour une dizaine de miles, mais je me fais autant balloter. Comme résultat, j'ai mal au ventre, mal au coeur, mal à la tête, j'ai froid et je suis fatiguée. Je sais, je suis fragile. Le mal des transports en tant que tel est évité de justesse. À 7h pm, nous sommes rentrés. Douche, souper, dodo.
Résumé: Une journée qui commence bien et qui finit mal.
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Aujourd'hui. 5 juin. Jour 10: Rien de spécial.
Je ne ferai pas un message exprès pour cela, on se comprend.
La cerise sur le sundae déjà fondu:
Hier, nous avons acheté un ananas pour le déjeuner chez une madame au bord de la route, car nous avions oublié le nôtre au condo. Sa maison était pas mal broche-à-foin, mais l'ananas semblait (encore une question d'apparence) bon. Toutefois, une fois encore, la famille est la pauvre victime d'une escroquerie. L'ananas était pourri. Bon appétit!
Ce midi, maman et moi allons magasiner des sandales et des maillots à 5 minutes du condo.
Et that's it, that's all for today.
Ce soir, on se couche trèèèès tôt, car on se lève à 2h am (!) demain, because we're going to bike the volcano at sunrise.
P.S. Carmen existe bel et bien, sauf visuellement, car elle ne veut pas que je mette de photos d'elle, sous peine de...

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