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Oh oh, hier j'ai attrapé, pour la première fois, un coup de soleil sur chaque bras. Anne So, je m'en viens graduellement comme nos amis qu'on a « dégustés » lors du dernier souper de famille, comme tu dis si bien, sauf que, simultanément, je bronze effroyablement. Désolée Ben, tu auras du rattrapage à faire cet été, car je vais revenir plus brune que toi, garanti.
Cette après-midi, nous nous rendons près du cimetière d'immigrants constitué de terre rouge et situé le long de la mer.

Nous marchons pour 3,5 km le long de la plage de Kaanapali où de nombreux complexes hôteliers semblent se faire concurrence sur l'aménagement paysager.

Les cygnes, les fleurs, les chutes d'eau, les hamacs, les sculptures taillées à même les troncs de palmiers, tout est passé au peigne fin.

Nous arrêtons au Whaler's Village pour une petite virée shopping. Aux boutiques locales de paréos et de robes aux motifs tropicaux se juxtaposent des magasins de marques luxueuses de renommée internationale comme Coach et Louis Vuitton. C'est ce qu'on appelle un contraste, quoique l'ensemble est joli et bien agencé. Au retour, on se baigne dans les vagues.

Au condo, la plage a une espèce de barrière de rochers assez loin de la berge, mais qui diminue la hauteur et la puissance des vagues. On a droit qu'à des vaguelettes qui viennent tristement s'échouer sur le littoral au lieu de belles vagues qui viendraient se fracasser.
De jeunes hommes surfent juste à côté de nous.
Ce soir, un menu oriental s'offre à nous, mais pas au resto. On vient d'acheter des sushis, du poulet et des légumes avec une sauce adaptée au plat. L'eau me vient déjà à la bouche.
Aujourd'hui, on dirait que tout est plus beau qu'hier. L'île de Molokai, ce matin, était parfaitement visible. Le nuage éternel autour du cratère s'était quelque peu dissipé nous laissent entrevoir le sommet du volcan.
En ce premier jour de fin de semaine de vacances, on décide de relaxer. Baignade et lecture constituent les deux activités primordiales à notre bien-être. Un petit barbecue le long de la mer vient ajouter une touche supplémentaire au mouvement zen que la famille adopte. Papa a un peu de mal à respecter ce rythme. Pour lui, il faut de l'action, faut que ça bouge. Vers 1h30 pm, nous « skypons » (Skype permet de passer des appels gratuits à d'autres utilisateurs Skype, pour une durée illimitée et ce, partout dans le monde grâce à internet) avec le reste de la famille Leroux. Grâce aux supers macbooks, nous voyons, entendons et communiquons avec Marc, Monique, Anne So et mamie. C'est beau la technologie!
En après-midi, nous allons magasiner un peu dans un centre d'achats à Lanahai. Quelques robes d'été viennent s'ajouter à ma garde-robe et je ne peux résister, bien entendu, devant un « hoodie » de lifeguard de Maui. Après ces quelques achats, nous allons à Lanahai pour conclure nos expéditions des prochains jours. Et c'est long! Plus long encore que le temps que papa nous a attendu dans les boutiques... Une heure plus tard, nous sortons du bureau d'une agence touristique avec, au programme, de l'équitation, lundi, et de l'apnée, mardi. Au retour, le soleil est déjà bas dans le ciel et ne fait qu'accélérer sa course vers la ligne d'horizon. Je réussis à prendre quelques clichés, avant qu'il ne disparaisse pour de bon une minute plus tard. Hier, nous n'avons eu que les couleurs finales. Ce soir, nous avons droit au spectacle complet et, ma foi, il est radieux.
Chaque soir, à marée haute, nos amies les tortues marines viennent nous rendre visite. Charmante compagnie! Oups, les jets d'eau viennent de jaillir de la pelouse magnifiquement entretenue (ils doivent l'arroser au moins 2 fois par jour). Il faut que je m'enfuie. Au revoir!
Les problèmes informatiques (probablement causés par Jacques qui refuse de l'avouer) me forcent à écrire le lendemain matin seulement ce qui s'est passé la veille. Bref, comme je le mentionnais dans l'entrée précédente, nous visitons le Maui Ocean Center. En résumé, je pourrais tout simplement écrire sa motrice: « From sandy shorelines, through the shallow reef, to the open ocean and beyond... Take a Journey Through a Sea of Life. » Mais bon, puisque ce blog tient le rôle de journal de bord, de souvenirs gravés sur une page web, je vais élaborer un tant soit peu.
Donc, la visite commence par un bassin où plusieurs poissons multicolores nagent gaiement parmi les rochers et les chutes d'eau.

Puis, nous entrons dans le bâtiment nommé « Living Reef ». Je pense que c'est assez explicite. Cette section se sépare en trois: « Shallow Reef », « Mid Reef » et « Deep Reef ».
Ici, nous avons droit aux plus beaux poissons tropicaux que l'on retrouve dans les récifs des mers hawaïennes. C'est définitivement très beau et, même si nous avons fait de l'apnée dans des endroits spectaculaires autour du globe, nous admirons des espèces encore inconnues à nos yeux.
Les poissons unicornes (avec une pointe au milieu du front, comme vous aurez deviné), les poissons harem (un mâle avec X femelles, mais lorsque le mec meurt, une femelle devient un mâle afin de garder le harem en harmonie (et de conserver sa définition)... demandez-moi pas d'expliquer comment), les coraux phosphorescents, les poissons scorpions, les poissons caméléons, les bernard l'hermite et autres coquillages se mouvant,
les murènes, les hippocampes et les « sand eals » (aucun dictionnaire français/anglais ne sait le traduire, mais une image vaut mille mots, comme vous verrez sous ce paragraphe) ne forment qu'une infime partie des variétés retrouvées.
L'art du camouflage:

N.B. Ce n'est pas le petit poisson jaune bien visible qu'il faut remarquer, mais plutôt l'espèce de « corail » rouge vin vers l'arrière. Ensuite, un autre petit bassin nous permet de toucher à des étoiles de mer et autres animaux échinodermes. De l'autre côté, il y a le lagon des tortues. Cependant, celles qui y résidaient viennent d'être relâchées à la mer, donc nous avons dû nous contenter d'un gros aquarium avec trois bébés tortues marines.

Nous poursuivons notre parcours avec le « Hammerhead Harbor », c'est-à-dire le refuge des requins marteaux. Très spéciaux ceux-là avec leus yeux à chaque extrémité du marteau. Nous pouvons aussi voir des raies qui côtoient les requins sans problème. Nous pouvons les observer du dessus ou par une baie vitrée.

Finalement, un autre bâtiment nous fait apprendre sur les mammifères marins peuplant les eaux hawaïennes. Entre autres, nous découvrons interractivement sur les phoques moines, les dauphins et les baleines.

Une autre section est consacrée aux légendes et au savoir-faire des Hawaïens indigènes. Puis, nous retournons aux poissons, aux requins, aux raies et aux méduses. Nous apprécions l'amas de ces petites bêtes hétéroclites à travers un tunnel. Il y en a de tout côté, en haut, et même en dessous, puisque le plancher est vitré.

En somme, ce n'est pas aussi impressionnant que Sea World, mais c'est beaucoup mieux que ce qu'on attendait. La visite vaut la peine, sans aucun doute.
Au retour, nous nous baladons parmi les quartiers résidentiels. C'est assez beau, merci. La vue avant donne sur l'océan, tandis que le paysage arrière donne sur les paysages vertigineux des montagnes, sans compter les arbres et les jardins fleuris.
Ce soir, nous avons droit à notre premier coucher de soleil. La couleur du ciel est digne d'une carte postale.
Quelques pépins d'internet m'obligent à écrire cette entrée du 28 mai un peu plus tard que désiré, mais les mots persistent et je vous les partage à l'instant. La mer est plus grise, le ciel, plus brumeux et l'atmosphère, aussi humide. Vêtus de nos costumes de bain et accompagné de notre pique-nique, nous partons pour une visite de la partie nord-ouest de l'île de Maui. Nous croisons quelques quartiers résidentiels, ainsi que quelques maisons bien cossues de gens très fortunés à Kapalua. Sur la route, nous arrêtons à une belle grande plage où une saucette à la mer s'impose.
Puis, les habitations se font rares, nous entrons dans la forêt tropicale où palmiers, arbres camouflés par leur revêtement fleuri, lianes, arbustes, arbrisseaux, oiseaux se côtoient.

À la suite de ces quelques kilomètres sauvages, nous embarquons sur la route panoramique. Les paysages, plus bucoliques les uns que les autres, se chevauchent sous nos yeux. La mer, ses rochers, les falaises, les monts et vallées, les couleurs, les fleurs, les arbres, tous sont placés de sortes à rendre les vues si enchanteresses.
Nous dînons sur un monticule rocheux le long de la mer, avec cette splendide vue:

Après moult virages sur une route à une voie pour chaque direction, nous arrivons au bord d'un ravin où une seule voie pour les deux sens s'offre devant nous. Que de danger! Munis de coups de klaxon, d'un papa prudent et d'une maman stressée, nous arrivons dans un petit renflement où des touristes se sont réunis après cette route sinueuse.

Apparemment, elle continue comme ça pour 12 miles avant de rejoindre la prochaine ville. Notre cher conducteur dit « hors de question », finit par hésiter et fait le choix judicieux de revenir sur ses pas. Maman est bien contente, car elle trouvait les paysages encore plus jolis quand on faisait la route en sens contraire.
Finalement, nous rentrons (sains et saufs). Une petite baignade, tralala, et nous nous reposons. Légèrement encore sur le décalage horaire et le soleil plombant font en sorte que nous sommes continuellement quelque peu fatigués. Plus tard en soirée, papa et moi allons chercher des sushis. Étonnamment pour un archipel d'îles relativement près du Japon, il n'y a pas tant de restaurants de ce pays. En fait, il y en a davantage en Amérique du Nord. Au moins, nous aurons mangé des sushis à Hawaii.
Ce soir, nous avons décidé de dormir avec l'air climatisé. La nuit précédente avait été infernalement chaude. De plus, je pouvais tirer mes rideaux dans l'espoir de dormir un peu plus longtemps. Peine perdue! Dès 6h50 am, j'entends des pas, boum boum. On vient fermer la machine, clic. On jase un peu, bla bla. On va sur le balcon. On mange un pamplemousse, gloups. Impossible de se rendomir! Je décide donc de continuer mon livre de Patrick Sénécal dès 7h am. La mer est turquoise, on voit clairement l'île de Molokai en face malgré qu'un nuage subsiste toujours au sommet du cratère.
Aujourd'hui, on va rendre visite aux chères petites bêtes qui peuplent les océans au Maui Ocean Center. Ça va nous donner un avant-goût en vue de l'apnée. Maman rit de papa qui fait son précieux; il dit qu'il couve un rhume à cause de l'air climatisé trop « froid » durant la nuit (il faut mentionner que la machine est ce qu'il y a de plus loin de la chambre des parents) et qu'il ne veut pas mettre la voiture en mode décapotable sous prétexte que c'est trop chaud pour son visage si fragile. Et après, il dit que ce sont les femmes de la maison qui sont trop « puces de maisons », pfff! Bon, on attend après moi pour partir. Bonne journée!
Aloha!
L'ordinateur indique 12h51 am, la montre indique 6h51 pm. C'est bientôt le souper; j'entends déjà papa s'affairer dans la cuisine. Ce matin, je suis réveillée par le soleil. C'est génial d'entendre le bruit des vagues, mais ce l'est moins d'oublier de tirer les rideaux. Conséquemment, seulement six heures de sommeil composent ma douce nuit. Très tôt, je suis sur le balcon à admirer la vue et à prendre quelques clichés. La mer est d'un beau turquoise, sans être, pour autant, aussi prononcé que la teinte des Caraïbes, la pelouse est d'un vert « gazon » intense qui pourrait faire concurrence aux pelouses anglaises et la brume camoufle les îles Lanai et Molokai que l'on devine à l'horizon. Une sensation d'apaisement me submerge.
Aujourd'hui, il n'y a pas grande activité au programme. Éventuellement, nous irons:
1- au Maui Ocean Center
2- faire de l'apnée à Lanai
3- faire une randonnée équestre sur un volcan endormi
4- dès l'aube, descendre en vélo un second volcan endormi5- à Hana admirer des chutes au Parc National et passer une nuit dans une maison dans les arbres.
En attendant ces excursions palpitantes, nous nous reposons, visitons les environs et faisons l'épicerie. Le décalage horaire se digère mieux que prévu. Certes, une petite fatigue s'intalle tôt en soirée, mais il faut la combattre, afin de retrouver un rythme régulier. Nous allons au « Farmer's Market » acheter du pain, des fruits et des légumes biologiques. À Hawaii, c'est drôlement cher, car quasiment tout doit être importé. Puis, nous revenons au Kaleialoha condo #205 et, papa et moi, badigeonnés d'écran solaire, allons nous baigner dans la mer (assez chaude) et dans la piscine (très chaude). Le soleil frappe fort, partout et toujours.
Après un léger dîner, nous allons visiter Lanahai. Sur la promenade au bord de la mer, les boutiques de marques (Billabong, Hurley, Quicksilver, etc.) s'entremêlent aux magasins locaux, aux « shops » de souvenirs, aux galeries d'art, aux bâtiments historiques, aux kiosques d'excursions (tous avec des meilleurs « deals » les uns que les autres) et aux restaurants de toutes les cuisines du monde. Au centre, on trouve un parc avec plusieurs arbres s'entrecroisant les uns aux autres. Ensuite, nous allons au Safeway, épicerie à grande surface et à plusieurs rayons, pour acheter de quoi nous rassasier durant une semaine. Malgré le vent que la décapotable nous procure, la sueur perle sur nos fronts. Immédiatement, c'est un retour à la mer et à la piscine. J'ai déjà un léger « racoon » de lunettes de soleil et ce n'est que la première journée. Il faudra que je fasse attention. Pourtant, j'avais bien appliqué ma crème solaire FPS 45. L'ami jaune dans le ciel est dangereux.
En soirée, c'est lecture, mots croisés et apéro. Une couple de tortues marines débarquent le long du littoral. En avril, nous aurions pu apercevoir des baleines aussi le long de la côte. Nous attendons notre premier coucher de soleil avec impatience, mais il ne viendra malheureusement pas. En effet le volcan Kilauea sur Big Island est entré récemment en activité préliminaire d'éruption et un nuage de fumée blanc bloque le ciel. Que d'aventures!
En somme, un bon souper maison, aucun moustique ni aucune autre petite bête inopportune et une brise idéale font en sorte que la vie de touriste est belle. Je ne demande rien de plus, rien de moins. Demain, nous visiterons le nord de l'île.

Papa et son t-shirt acheté à Hawaii en 1980
Voilà 24h15 que je me suis levée dans mon lit double au bord du lac St-Louis à Pointe-Claire, île de Montréal, Québec, Canada, pour me retrouver à présent dans un lit queen au bord de la mer à Lahaina, île de Maui, Hawaii, États-Unis. Malgré l'heure tardive (6h15 am, heure montréalaise ou 12h15 am, heure hawaïenne), je profite de la brise du Pacifique et du clapotis des vagues pour écrire ce « post », alors que c'est frais dans ma mémoire.
Bilan quantitatif de la journée: 1 bol de salade de fruits avec des papayes pas mûres, 1 bol de cherrios imbibés de lait pour finir la pinte, 4 aéroports, un lounge, 3 boeings 737 de West Jet, 12h de vol, 3 messages de sécurité au décollage en français et en anglais, 3 atterrissages, 1 traversée du Canada d'est en ouest, 6 fuseaux horaires, 6 blocages d'oreilles, 1 film, 476 pages lues, 2 récupérations de valise, 1 douane, 1 décapotable (Chrysler Sebring pour les fins connaisseurs), une bonne dose de chaleur, beaucoup d'humidité, 33 km sur la route principale et 1 condo fort agréable.
Résultat qualitatif: Nous sommes exténués.
Sur ce, bonne nuit! Ou plutôt, bon matin!
3h47 pm, heure de Vancouver / 6h47 pm, heure de Montréal. Atterrissage en Colombie-Britannique. C'est ma troisième fois à Vancouver en trois ans. Décidément, nous aimons bien aller vers l'ouest. Aujourd'hui, c'est la « trilogie canadienne », comme dit Papa, les trois villes importantes du Canada en un jour.
Lors de notre descente tantôt, une question s'imposa à mon esprit: Comment deux couches de nuages peuvent avoir un aspect si épaissement cotonneux, s'étendre à l'infini, ne laisser percer que quelques champs de Saskatchewan ou quelques montagnes des Rocheuses de temps à autre, mais pourtant permettre aux Terriens de percevoir le ciel comme bleu? Est-ce justement une question d'« aspect » et de « perception »?
Bon, je laisse cette interrogation en suspens. C'est trop scientifique pour mon petit cerveau rabougri par la fatigue du voyage, et je n'ai pas du tout envie de me plonger dans la chimie de la condensation ni dans la physique optique. Je suis en vacances après tout. (Petite pensée pour Anne So qui a son exam de sciences justement demain. Bonne chance!) À 6h45 pm (dans environ une heure), c'est le départ pour Kahului sur l'île de Maui, Hawaii. Que de joie!
Assise bien confortablement dans un large fauteuil du Plaza Lounge de l'aéroport de Toronto, j'écris ces quelques mots. Le vol s'est très bien passé. Il n'a duré qu'une heure (de 9h à 10h am). C'est notre vol le plus court, bien entendu. Notre départ pour Vancouver n'est qu'à 1h40 pm, donc nous avons amplement le temps de dîner et de relaxer un peu. Vivement la destination finale! En attendant,« patience et sérénité », comme dirait mon père. À plus!
Il n'y a qu'une seule chose qui compte: Profiter des vacances à fond. Par conséquent, dès vendredi, je me mets à l'ouvrage « terriblement intense » que l'on nomme « farniente », c'est-à-dire « ne rien faire » ou, mieux, « oisiveté à laquelle on prend plaisir ». Le principe n'est pas bien compliqué. Inutile d'élaborer. En soirée, je retrouve l'environnement familier du centre aquatique pour surveiller quelques enfants surexcités.
Samedi matin. 7h30. Déjà debout. Je remplace une copine à la piscine pour les leçons. Cinq classes de petits monstres bien sympathiques, deux « shifts de lifeguard » (comme on dit en bon français) ainsi qu'un 45 minutes de pause remplissent aisément mon avant-midi. En soirée, je retrouve la famille Forget-Leroux ainsi qu'Anne So, ma cousine adorée, avec laquelle je « déguste » du homard de Gaspésie. Il faut mentionner que j'ai mon quota de homard. En deux semaines, j'ai vu du homard dans mon assiette à trois reprises. De plus, je suis loin de rafoler de ce mets quelque peu « caoutchouteux ». Bref, les goûts ne se discutent pas, comme dirait la SAQ. Somme toute, la soirée est belle. Un peu de football et de soccer dans la cour (mes talents sont indiscutables), Scattergories à deux joueuses (trop trippant!) et un petit concert d'Anne So au piano. Un délice pour les tympans! Après avoir reconduit mes paternels à la maison, je me dirige au Manoir, un restaurant/brasserie où nous célébrons, avec quelques amis du travail, la fête de Dave.
Dimanche: Paresse à son paroxysme.
Aujourd'hui, c'est plus actif. D'abord, lever à 7h am pour aller reconduire l'auto de maman au garage à Vaudreuil. Avec beaucoup d'enthousiasme, j'accomplis cette tâche sans trop rechigner. Avec le nombre de fois qu'elle me passe ce véhicule, je n'ai pas bien le choix. Cependant, je retourne au lit dès le retour et ce, jusqu'à 11h30. Puis, c'est le temps de commencer les valises. Métaphoriquement, ma chambre devient un véritable champ de bataille. C'est la pagaille dans le but d'amasser le nécessaire avant le départ (!). Benjamin, mon copain, m'appelle: « Je passe te prendre à 4h. On s'en va faire du vélo! » Oh oui, j'ai définitivement le temps. La valise à moitié remplie, le sol jonché de vêtements, de romans et de sandales, nous partons donc vers l'ouest en longeant le bord de l'eau. Le temps est superbe: ensoleillé et avec une brise fraîche. Nous traversons le village de Pointe-Claire et nous nous rendons à un petit parc donnant sur le fleuve St-Laurent près de l'avenue Woodland à Beaconsfield. Ben a pensé à tout pour notre dernière journée avant de se revoir dans deux semaines. Quoique ce n'est pas la première fois que ça arrive, c'est moi qui part à l'autre bout du monde cette fois. Il nous a apporté une baguette, du fromage, des raisins, des fraises, du jus et, cerise sur le sundae, deux mousses chocolat-framboise. Un pur délice! Quel gentilhomme! Nous retournons gaiement à la maison. Finalement, c'est la course pour la fin de la valise et les sacs de bord. Tout doit être fin prêt. Les derniers préparatifs s'achèvent et
allez hop! c'est l'heure du dodo. Le lever est prévu à 6h am. Au programme: Escale à Toronto, escale à Vancouver et, finalement, arrivée à Maui vers 10h pm (heure locale; 6h de décalage). Une grosse journée nous attend. D'autres nouvelles suivront.

Jeudi. 21 mai 2009. 11:30. Collège Jean-de-Brébeuf. G1-65. Psychologie, dernier examen de la panoplie, se termine. Les Sciences, Lettres et Arts (SLA pour les intimes) se regroupent dans le corridor adjacent. Après un an passé ensemble exclusivement, quelle sensation étrange de se dire que ni demain, ni après-demain ni les jours suivants nous nous verrons! Néanmoins, quel soulagement, de se dire que nous n'aurons pas à étudier, rédiger un rapport de laboratoire, terminer un projet d'art ou juste se plonger le nez dans les bouquins et ce, pour trois jolis mois! Notre joie, voire notre exhaltation se résume en quatre mots: "C'est les vacances!" On se fait des adieux, on se souhaite un bon été, un câlin par-ci, une accolade par-là, des promesses de se voir, des soirées estivales qui commencent déjà à être planifiées; l'atmosphère est détendue, les sourires se dévoilent. Après tant d'angoisse, tant de concentration exigée, le simple fait de se croire en vacances n'arrive pas à nous persuader qu'on l'est réellement.
12:36. Vendôme. C'est le dernier traditionnel voyage de train jusqu'à ma petite gare dans l'Ouest-de-l'Île. La routine recommencera le 24 août.
13:10. Maison. Je sautille de bonheur et je répète à tue-tête ce refrain populaire de Pierre Lalonde: "Rum dum dum wa la dou c'est le temps des vacances"...
13:30. Écrasée bien confortablement, je profite des nombreux enregistrements télévisés auxquels je n'ai eu aucun temps à consacrer dans les dernières semaines. Relaxer, c'est toujours bon, surtout quand c'est bien mérité!
Soirée. Que faire? Ma pensée n'est pas tournée vers les études. Pour une fois, je peux divaguer à travers plusieurs activités. Regarder un film? Faire mes mots croisés quotidiens? Et pourquoi pas écrire un blog? Je trouve celui d'André et Michèle, des amis californiens qui sont venus nous rendre visite récemment, formidable à suivre. J'ai donc décidé d'en partir un à mon tour afin d'écrire, de temps à autre, toutes les tribulations que la vie apporte ainsi que de tenir un certain journal de bord. Bref, les vacances s'assimilent bien et ce n'est que le début.
Demain: Repos, boulot, dodo.
Samedi: Boulot, repos, party annuel de homard en famille et Manoir.
Dimanche: Indéterminé.
Lundi: Idem.
Mardi: Départ pour Maui, Hawaii où je poursuivrai ce blog, et où vous pourrez suivre les péripéties de la petite famille Quintin-Leroux sur le 50e état des USA au coeur du Pacifique.